La génération Z semble casser les codes du monde du travail : après la tendance de l’unbossing, cette volonté de fuir les responsabilités, c’est d’établir des coupures avec le monde du travail dont on va parler. En effet, prendre une pause prolongée dans sa carrière pour préserver sa santé mentale et explorer de nouvelles opportunités, c’est le choix de nombreux jeunes travailleurs. Cette tendance, appelée micro-retraite, gagne en popularité, portée par des aspirations nouvelles en matière d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
La micro-retraite séduit de plus en plus de jeunes actifs soucieux de préserver leur bien-être. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de fuir le stress du travail, mais aussi de s’offrir du temps pour voyager, acquérir de nouvelles compétences ou se consacrer à des projets personnels.
Lors d’un entretien d’embauche, chaque détail compte, même du sel ou du poivre posé sur la table. On vous explique en quoi ça consiste, et comment le réussir.
Lire l'articleCe phénomène s’explique également par une vision différente du travail. Contrairement aux générations précédentes, qui privilégiaient la stabilité de l’emploi, la génération Z recherche davantage de flexibilité et de sens dans ses activités professionnelles.
L’incertitude autour de l’avenir des régimes de retraite pousse certains jeunes à repenser leur parcours professionnel. Selon un sondage Ifop de février 2023, 72 % des moins de 35 ans rejettent l’idée d’un départ à la retraite repoussé à 64 ans. Face à cette incertitude, beaucoup choisissent de profiter du présent en prenant des pauses au cours de leur carrière.
Plutôt que d’attendre une retraite incertaine, ces jeunes travailleurs préfèrent répartir leurs périodes de repos tout au long de leur vie active, quitte à accepter une réduction temporaire de leurs revenus.
La tendance des micro-retraites a largement été popularisée sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, où le hashtag #careerbreak comptabilise déjà plus de 32,4 millions de vidéos. De nombreux jeunes y partagent leurs expériences et expliquent comment ils ont réussi à financer leurs pauses professionnelles.
Mais entre l’envie de prendre une micro-retraite et la possibilité réelle de le faire, la différence est parfois grande. Seuls ceux qui disposent d’un soutien financier, que ce soit grâce à leur entourage ou à leur employeur, peuvent réellement se permettre cette coupure.
Si la micro-retraite attire, c’est aussi parce que la génération Z entretient un rapport différent au travail. En effet, elle accorde une importance particulière à l’équilibre de vie. Le salaire n’est plus la priorité absolue, et la quête de sens prend le dessus.
En entrecoupant leur carrière de pauses stratégiques, ces jeunes cherchent à multiplier les expériences et à éviter la monotonie. Ils souhaitent exercer plusieurs métiers au cours de leur vie et enrichir leurs compétences au fil de leurs expériences.
Loin d’être un simple effet de mode, la micro-retraite traduit une évolution plus profonde du monde du travail. Les entreprises devront s’adapter à ces nouvelles attentes en proposant plus de flexibilité et en repensant les parcours professionnels.
Cette tendance illustre un changement de mentalité : le modèle traditionnel du travail à temps plein jusqu’à la retraite ne fait plus l’unanimité. Désormais, de plus en plus d’actifs veulent réinventer leur carrière pour mieux concilier aspirations personnelles et professionnelles.