Alors que les États-Unis demandent des comptes à l’Union Européenne au sujet de l’application du DMA sur les entreprises tech américaines, la Commission européenne s’apprête à engager des poursuites contre Google pour non-respect des règles encadrant les grandes entreprises technologiques. Les modifications apportées aux résultats de recherche par l’entreprise n’ont pas convaincu les régulateurs ni les concurrents. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions entre l’Union européenne et les États-Unis sur la régulation des géants du numérique.
La Commission européenne enquête depuis mars dernier sur un possible non-respect du Digital Markets Act (DMA) par Google. L’une des principales préoccupations concerne la mise en avant des services internes de l’entreprise, tels que Google Shopping, Google Flights et Google Hotels, au détriment des plateformes concurrentes.
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Lire l'articleLes modifications apportées récemment par Google à l’affichage de ses résultats de recherche n’ont pas répondu aux attentes des autorités de la concurrence. Les acteurs du secteur, notamment les sites de comparaison de prix et les plateformes de voyage, estiment que ces ajustements ne respectent pas les exigences du DMA.
Cette affaire intervient alors que les relations entre l’Union européenne et les États-Unis sont marquées par des désaccords sur la régulation du numérique. Le président américain Donald Trump a exprimé son soutien aux grandes entreprises technologiques américaines, critiquant les réglementations européennes qu’il considère comme des obstacles commerciaux.
Cette position alimente les spéculations sur une éventuelle atténuation des sanctions à l’encontre des géants du numérique. Cependant, la Commission européenne maintient sa ligne en appliquant strictement les règles du DMA.
Si Google est reconnu coupable de non-respect du DMA, l’entreprise pourrait être sanctionnée par une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial. Une menace supplémentaire pèse sur le moteur de recherche si les changements exigés par les régulateurs ne sont pas mis en œuvre.
En parallèle, une autre enquête vise les restrictions imposées aux développeurs d’applications les empêchant d’informer les utilisateurs sur des offres disponibles en dehors du Google App Store. Cette problématique pourrait entraîner de nouvelles sanctions pour l’entreprise.
Google n’est pas le seul acteur concerné par ces enquêtes. La Commission européenne mène également des investigations sur Apple et Meta Platforms, dont les dossiers sont plus avancés. Les décisions attendues dans les prochains mois devraient préciser la manière dont le DMA sera appliqué aux grandes entreprises technologiques.
Face à ces défis, Google tente de négocier des solutions avec les autorités de régulation. L’entreprise met en avant la nécessité de préserver certaines fonctionnalités de recherche jugées utiles par les utilisateurs, tout en se conformant aux exigences européennes.
Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir du cadre réglementaire imposé aux géants du numérique en Europe. L’issue de ces enquêtes pourrait redéfinir les pratiques de Google et d’autres grandes entreprises technologiques opérant sur le marché européen.